ffs : Axes de l'intervention du Premier Secrétaire national, Aouchiche Youcef au Meetings de M’Chedallah et Aïn El Hammam

FFS : Axes de l’intervention du Premier Secrétaire national, Aouchiche Youcef au Meetings de M’Chedallah et Aïn El Hammam

Reconstruire la confiance, renforcer la souveraineté

Il est des moments dans l’histoire des peuples et des nations où la raison doit l’emporter sur l’illusion. C’est le message central que nous n´arrêtons pas de porter contre vent et marre dans l’espoir de permettre au pays d’amorcer un nouveau cap vers la démocratisation et le développement. Ce moment qui appelle lucidité et courage politique doit replacer la fidélité au projet national comme boussole de notre engagement militant et de notre action publique.

Un engagement qui s’inscrit dans une continuité historique, celle d’un combat pour l’émancipation politique, la dignité sociale et la souveraineté populaire et le développement économique. Un combat porté par des générations de militantes et de militants qui ont toujours refusé la résignation et la fatalité.

Car au fond, la crise que nous traversons n’est pas seulement économique ou institutionnelle. Elle est d’abord une crise de sens. Une crise du politique. Une rupture de confiance entre l’État et la société, entre le citoyen et les institutions.

La question centrale : redonner sens au politique

Le politique, dans son acception la plus noble, est ce qui organise le vivre-ensemble, gère la cité, ce qui donne une direction commune, ce qui permet à une société de se projeter dans l’avenir.

Lorsqu’il est vidé de sa substance, réduit à une gestion administrative ou à une logique de contrôle, il cesse d’être un espace de médiation pour devenir un facteur de l’immobilisme et de fragmentation.

C’est précisément ce que nous refusons

Réhabiliter le politique, ce n’est pas simplement réactiver des institutions formelles. C’est restaurer la confiance, libérer et redonner de la crédibilité à la parole publique, réhabiliter l’engagement citoyen et replacer la souveraineté populaire au cœur de l’architecture de l’État.

Sans cela, il ne peut y avoir ni légitimité durable, ni stabilité réelle.

Autoritarisme et fragilité : les impasses du présent

Le recours à des logiques autoritaires, sous couvert de stabilité ou de sécurité, constitue une illusion dangereuse. L’histoire l’a démontré : aucune société ne se renforce durablement par la contrainte, aucune nation ne se consolide dans la fermeture.

Bien au contraire.

La marginalisation des forces vives, la restriction des libertés, la défiance envers la société produisent l’effet inverse de celui recherché : elles fragilisent le lien national, affaiblissent la cohésion sociale et ouvrent la voie aux dérives les plus extrêmes.
La sécurité nationale est une exigence légitime. Mais elle ne saurait être invoquée pour neutraliser la société, ni pour suspendre le politique. Une nation forte est une nation qui associe ses citoyens, qui écoute ses dynamiques sociales, qui fait de la participation un levier de stabilité.

C’est là que réside la véritable résilience.

La résilience nationale : une construction démocratique

La résilience d’un pays ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se nourrit de confiance, d’adhésion et de justice.

Elle suppose un État crédible, des institutions légitimes, une économie productive et une société mobilisée. Elle exige surtout un nouveau pacte entre l’État et les citoyens, fondé sur la transparence, la responsabilité et la participation.

Ce pacte ne peut émerger que dans un cadre démocratique réel, où les libertés sont garanties, où les médiations politiques et sociales sont respectées, et où la diversité des expressions est reconnue comme une richesse et non comme une menace.

Contre l’inertie, pour une alternative historique

Aujourd’hui, les forces de l’inertie tentent de se recomposer. Elles recyclent les mêmes pratiques, les mêmes logiques, les mêmes illusions qui ont conduit aux impasses du passé.

Face à cela, notre responsabilité est claire : empêcher la reproduction de l’échec.

Mais empêcher ne suffit pas. Il faut proposer. Il faut construire. Il faut ouvrir des horizons.

C’est le sens de notre engagement : porter une alternative démocratique, sociale et souveraine. Une alternative qui rompe avec l’économie de rente, qui valorise le travail, qui protège les plus vulnérables et qui libère les énergies créatrices de la société.

Avril : mémoire, identité et unité nationale

Le mois d’avril est un moment de mémoire, de lutte et d’affirmation identitaire. La question de Tamazight y occupe une place centrale.

Le FFS a été le premier parti à revendiquer sa reconnaissance comme langue nationale et officielle. Mais nous avons toujours inscrit cette revendication dans un cadre national, refusant toute opposition entre amazighité et arabité.

Comme l’affirmait Hocine Aït Ahmed, ces dimensions participent d’une même réalité : l’Algérianité.

Dans cet esprit, nous réaffirmons nos exigences :

  • l’élaboration d’une loi organique pour la mise en œuvre effective de l’officialisation de Tamazight,
  • la mise en place effective de l’Académie de la langue amazighe,
  • la généralisation de son enseignement avec les moyens nécessaires.

Pour nous, la question amazighe est un facteur d’unité nationale, indissociable du combat démocratique.

Mémoire militante : Ali Mecili

Le mois d’avril est aussi celui de la mémoire militante. Celle d’un homme dont l’engagement demeure une référence : Ali André Mecili.

Son assassinat lâche, pour avoir trop aimé l’Algérie, reste une blessure vive. Commémorer Mecili, c’est honorer un parcours fait de courage, de lucidité et de dévouement.

À la veille du 39e anniversaire de son assassinat, nous réitérons notre exigence de vérité et de justice.

Les élections : un moment de vérité

Notre participation aux élections s’inscrit dans une démarche claire : réhabiliter le politique, reconquérir les espaces démocratiques et porter la voix du peuple.

Nous irons à ces élections avec lucidité, détermination et esprit de combat.

Malgré les contraintes d’un système hostile au changement, nous œuvrerons à élargir notre présence sur l’ensemble du territoire national et au sein de la diaspora.

Notre objectif est clair : construire une force nationale représentative de toute la diversité de la société algérienne.

Nous porterons une alternative fondée sur :

  • l’État de droit,
  • la justice sociale,
  • une économie productive et souveraine,
  • la dignité et l’égalité,
  • le droit d’avoir des droits.

Conclusion : un appel à l’engagement

  • Ces élections ne sont pas une fin en soi. Elles constituent un moment de vérité.
  • Un moment pour dire non à la confiscation politique.
  • Un moment pour dire oui à la souveraineté populaire.
  • L’avenir de l’Algérie ne se construira ni dans la peur, ni dans la résignation, ni dans la démission. Il se construira par l’engagement sincère, la mobilisation des forces vives et la volonté collective de changement.
  • C’est pourquoi nous appelons chacune et chacun à s’engager, à participer et à faire vivre l’espoir démocratique.
  • Car cette bataille dépasse les échéances électorales.
  • Elle engage l’avenir de la nation, sa souveraineté, sa cohésion et son unité.
  • Ensemble, nous porterons ce combat.

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