Campagne pour les législatives du 2 juillet : Démocratie et justice sociale, le crédo du FFS
En pleine campagne électorale des législatives du 2 juillet, le Front des forces socialistes (FFS), par la voix de son premier secrétaire national Youcef Aouchiche, a présenté, ce mercredi à Alger, lors d’une conférence de presse, les grandes lignes de son programme électoral, articulé autour d’une série de propositions politiques et socio-économiques, tout en exprimant son mécontentement face au rejet de certaines candidatures.
Youcef Aouchiche a indiqué que le parti a procédé à une évaluation interne ayant conduit à la sélection de candidats « imprégnés des principes et des valeurs du parti ». Il a précisé que « le FFS prend part à ce scrutin avec 26 listes au niveau national et quatre listes dans les circonscriptions électorales de la communauté nationale établie à l’étranger ».
S’agissant du programme électoral du FFS, il a évoqué une « renaissance démocratique », reposant sur « la réforme des institutions, la séparation des pouvoirs et l’élargissement des libertés publiques ». Dans la même veine, le responsable politique a mis l’accent sur la nécessité impérieuse d’encourager les droits d’organisation, d’expression et de participation politique, ainsi que sur l’ouverture des espaces médiatiques et publics au débat.
Sur le plan socio-économique, le FFS affirme établir un lien étroit entre démocratie et justice sociale, en accordant un intérêt particulier à la question environnementale. Le parti estime, a-t-il poursuivi, qu’il ne peut exister de démocratie réelle dans un contexte marqué par la précarité, le chômage et les inégalités sociales. Dans ce cadre, l’orateur a mis en avant la défense du pouvoir d’achat, des services publics et de l’égalité sociale, à travers son nouveau programme économique.
Par ailleurs, le FFS entend « mener une campagne de proximité sur une durée d’environ vingt jours, afin de présenter son programme et d’engager le débat avec les citoyens ». Selon ses propos, le parti affirme vouloir représenter surtout les travailleurs, les universitaires et les catégories populaires.
Le parti considère ce scrutin comme un levier essentiel pour défendre son projet politique et élargir sa base militante. Cela étant dit, le premier responsable du FFS a dressé un constat sévère du déroulement du processus de candidature et de validation des listes, notamment en ce qui concerne le rejet des candidatures.
« Ces exclusions concernent des personnes ayant déjà exercé des responsabilités locales, dans la gestion des affaires publiques, la fonction publique ou le mouvement associatif », a-t-il mentionné.
Dans ce contexte, Youcef Aouchiche a appelé à « l’accélération de la validation des listes » encore en attente dans certaines wilayas, citant entre autres Alger, Béjaïa et Bordj Bou Arreridj.
De plus, Youcef Aouchiche a indiqué que le pays a besoin d’une Assemblée populaire nationale (APN) « forte, représentative et enracinée dans la société et non d’une institution réduite à la simple validation des textes proposés par l’exécutif ». Il a martelé que le rôle du député doit être pleinement législatif et de contrôle, et non limité à des revendications locales. Le responsable du FFS a insisté sur le fait de reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions afin de lutter contre « l’abstention politique ».
